Anavlis

Un site utilisant unblog.fr

L’art

Classé dans : Non classé — 17 juin, 2013 @ 11:49

L’art est une activité humaine, le produit de cette activité ou l’idée que l’on s’en fait, s’adressant délibérément aux sens, aux émotions et à l’intellect. On peut dire que l’art est le propre de l’homme, ce qui le distingue au sein de la nature, et que cette activité n’a pas de fonction clairement définie.

Effectivement, les définitions de ce concept varient largement selon les époques et les lieux, et aucune d’entre elles n’est universellement acceptée. Ainsi, pour Marcel Mauss « un objet d’art, par définition, est l’objet reconnu comme tel par un groupe. » C’est pourquoi les collections de productions artistiques peuvent être classées et appréciées diversement selon les cultures, les auteurs et les institutions.

En Europe, depuis la fin du xviiie siècle, ce terme recouvre principalement les produits dits des « beaux arts » tels que la sculpture, la peinture, l’architecture, les arts graphiques, et aussi la musique, la danse, la poésie et la littérature. On y ajoute depuis, parmi d’autres, la cuisine, le cinéma, le théâtre, la photographie, la bande dessinée, la télévision, le jeu vidéo, voire l’art numérique ou la mode. La classification des arts n’est toutefois pas universelle et rechercher une classification unanime semble impossible ,voire un anachronisme.

Cette conception de l’art comme activité autonome, comme production par des artistes d’objets que l’on s’accorde à trouver beaux, suivant un jugement de goût, date entre les xviiie et xixe siècles. Mais on considère souvent que l’art moderne et contemporain ont abandonné la notion de beau ou de style intemporel pour ce qui semble être, très généralement, des principes de transgression ou de rupture.

Les Attributs de la peinture, de la sculpture et de l’architecture par Anne Vallayer-Coster, musée du Louvre.
Au XXIe siècle, nous assistons à la fois à la prolifération de la notion d’art (absorbant les civilisations anciennes, intégrant différents supports et obligeant à parler d’ »arts », le tout avec des productions en expansion planétaire exponentielle) et en même temps à son dépassement par la civilisation du tout-écran qui mêle tout. Un tel phénomène incite à donner des repères et à ne pas appliquer la notion occidentale d’ »art » à l’ensemble de ce qui a une visée esthétique sur tous les continents, ce qui pourrait passer pour un néo-colonialisme . Pour ce faire, il importe de rétablir la chronologie et la géographie des productions dans une histoire générale de la production humaine .

La Joconde, Léonard de Vinci, musée du Louvre.

un petit histoire sur l’art

Classé dans : video — 17 juin, 2013 @ 11:47
Image de prévisualisation YouTube

L’histoire du art

Classé dans : l'histoire — 17 juin, 2013 @ 11:46

Depuis au moins l’Antiquité, la philosophie s’interroge sur la nature de l’art.

L'histoire du art dans l'histoire 220px-Pompeii-couple

magnify-clip dans l'histoire

Pompéi, Maison VII, 2, 6 : Paquius Proculus et son épouse. Musée archéologique national de Naples, fresque du Ier siècle.

Platon dans l’Ion et l’Hippias majeur ou Aristote dans la Poétique s’interrogent sur l’art en tant que beau. Toutefois, l’esthétique antique diffère parfois notablement des esthétiques postérieures et le mot grec τέχνη (technè), qui est l’équivalent le plus proche du français art, désigne dans la Grèce antique l’ensemble des activités soumises à certaines règles. Il englobe donc à la fois des savoirs, des arts et des métiers. Les muses grecques ne sont pas toutes associées aux arts tels qu’ils seront définis par la suite et la poésie, par exemple, n’est pas une « technè ».

La civilisation romaine ne distingue pas non plus clairement le domaine de l’art de celui des savoirs et des métiers bien que Cicéron et Quintilien y aient contribué par leurs réflexions. Ainsi, chez Galien, le terme d’« art » désigne un ensemble de procédés servant à produire un certain résultat :

« Ars est systema præceptorum universalium, verorum, utilium, consentientium, ad unum eumdemque finem tendentium. »

« L’art est le système des enseignements universels, vrais, utiles, partagés par tous, tendant vers une seule et même fin. »

Dans cette acception du mot, qui a prévalu jusqu’à la fin du Moyen Âge, l’art s’oppose à la fois à la science conçue comme pure connaissance, indépendante des applications, et à la nature qui produit sans réfléchir. À l’idée de règle de production s’ajoute la considération de l’effort requis dans cette activité. Lorsque le mot est employé, il lui est généralement attaché une épithète qui le précise pour former des expressions telles que « arts libéraux », « arts mécaniques », « art militaire », etc.. Et s’il arrive parfois que les arts libéraux soient visés par l’emploi du mot non qualifié « ars », on est encore bien loin du sens contemporain ; l’astronomie était un « art libéral » tandis que le spectacle de « theatrica » restait un « art mécanique ».

Jusqu’à la Renaissance, il n’y a pas de différence précise entre l’artiste et l’artisan : on appelle « artiste » un artisan dont la production est d’une qualité exceptionnelle. La différence ne commencera à devenir plus précise que lorsque les artistes commenceront à s’émanciper des corporations pour faire allégeance aux académies et à la commande nobiliaire. C’est alors que le sens maintenant familier du mot « art » commence à se dégager : Non seulement de nombreuses techniques s’en séparent, mais de plus, après la découverte des règles de la perspective, l’aspect visuel y prendra une importance croissante.

C’est du siècle des Lumières que date la notion d’art aujourd’hui communément admise. Partant d’une réflexion sur les sens et le goût, une conception basée sur l’idée de beauté finit par s’établir. Avec Emmanuel Kant, l’esthétique acquiert son sens propre d’une théorie l’art dont le mouvement romantique donnera les exemples paradigmatiques. L’importance de l’observation de règles passe alors au second plan tandis que l’intention de l’artiste, qui vise nos sens et nos émotions, devient primordiale.

220px-Hieronymus_Bosch_056

magnify-clip

Jérôme Bosch, Kruisdraging (détail).

Mais le XXe siècle, par ses pratiques et ses idéologies, remet en question tout ce qui avait pu être retenu au siècle précédent. Il conteste en particulier l’existence d’une essence de l’art qui se retrouverait à travers les âges et les civilisations, et donc le rêve d’une définition universelle. Il souligne également le caractère parfois ambigu du rapport entre « beauté » et « art », par exemple lorsque l’œuvre d’art représente la nature de manière effrayante, voire repoussante.

C’est pourquoi le discours européen contemporain sur l’art comporte un risque d’anachronisme dans la mesure où, selon ce discours, l’art impliquerait une intention qui n’existe pas forcément en d’autres époques ou en d’autres lieux. L’Art préhistorique par exemple, se réfère à des éléments artistiques comme des peintures ou des sculptures, mais aucun texte ne précise si ces éléments étaient destinés à la contemplation, à des célébrations rituelles ou à d’autres usages. Dans certaines cultures (par exemple indienne ou chinoise), de tels textes existent, mais il est difficile de déterminer dans quelle mesure les concepts utilisés, notamment ceux traduits en français par les mots « juste » ou « beau », sont identifiables à ceux utilisés en Occident. L’introduction d’une hypothèse d’art inconscient ou involontaire pourrait permettre de contourner ce type de difficultés.

On donne souvent des listes plus ou moins complètes de domaines constitutifs de l’art, en notant ce qu’à la suite de Wittgenstein on appelle des « ressemblances familiales » : l’art devient alors un ensemble de pratiques et de résultats qui partagent un certain nombre de traits, bien qu’aucun d’entre eux ne soit universel.

La liste classique des arts, telle que proposée au XIXe siècle par Hegel dans Esthétique ou philosophie de l’art, continue pour certains de servir de référence. Elle indique, sans se vouloir pourtant exhaustive, que les principaux arts sont au nombre de cinq : architecture, sculpture, peinture, musique, poésie. Par combinaison ou par prolongement, on parvient à développer indéfiniment cette liste en y ajoutant, par exemple, la danse, le cinéma (souvent nommé « septième art »), la bande dessinée, l’opéra, la photographie, etc.

220px-Michelangelos_David

magnify-clip

David de Michel-Ange.

Article détaillé : Histoire de l’art.

Les différentes conceptions de l’art et les difficultés de l’aborder dans sa globalité  se répercutent sur les conceptions de son histoire.

Dans sa conception la plus classique, l’histoire de l’art s’est constituée au XIXe siècle en adoptant sans questionnement le progressisme et les valorisations de son temps. Dans cette optique naturaliste, qui considère l’art comme une constante de l’humain, elle décrit les instances qui dévoilent l’« essence » de l’art à travers les différentes époques.

L’anthropologie de l’art est par exemple une science sociale qui s’attache à étudier les productions plastiques et picturales des sociétés humaines dites « traditionnelles », « sans écriture » ou « primitives ».

Mais cette hypothèse d’une autonomie des phénomènes artistiques et de leur développement intelligible a été progressivement délaissée au profit d’une vision beaucoup plus contextualiste et sociale. Comme le note Antoine Hennion, « La méthode de la sociologie de l’art et celle de l’histoire de l’art s’opposent l’une à l’autre », la première tend à éliminer ce que la seconde essaie au contraire d’épaissir. Dans ce cadre, l’histoire de l’art ne peut évidemment se construire qu’en tenant compte des évolutions de la notion d’art et elle est par conséquent sans cesse à reconstruire.

Une autre difficulté est liée au fait que relater les évolutions de l’art nécessite de procéder à des regroupements, le plus souvent par aires géographiques et par périodes historiques. Or la pertinence de telles délimitations est toujours à relativiser : à quel moment, par exemple, séparer l’Antiquité tardive du Moyen Âge ? Faut-il présenter l’art de l’Égypte ptolémaïque aux côtés de celui de l’antiquité grecque ? Ou encore, si l’on convient de considérer la poésie comme un art, faut-il ou non présenter les poèmes de Léopold Sédar Senghor du côté des arts africains ?

Conséquences de ces divergences de vues, les querelles sur la classification des arts sont nombreuses en histoire de l’art et en esthétique. Claude Roy résume ainsi ce pluralisme de la notion d’art :

« La notion d’art, qu’il s’agisse de l’art nègre, de l’art crétois ou de l’art impressionniste, reste à la fois imprécise, ineffable et irritante. L’art, c’est ce qui maintient vivante l’idole morte en tant qu’idole. L’art c’est ce qui dans un objet continue à servir quand il ne sert plus à rien. »

Article détaillé : Art préhistorique.
220px-Lascaux_painting

magnify-clip

Grotte de Lascaux.

Si l’on considère que l’art consiste à bâtir, à sculpter, à réaliser des motifs ornementaux, l’existence d’un art préhistorique semble indiscutable. En revanche, si l’on voit dans l’art une sorte de luxe destiné aux musées et aux expositions, il est probable que les premiers peuples n’y aient jamais songé. Enfin, si l’on considère, plus généralement, que l’art consiste à s’adresser aux sens et aux émotions de ceux qui en sont les spectateurs, il est difficile de ne pas qualifier d’artistes les auteurs d’un certain nombre de productions préhistoriques, comme les célèbres fresques de la grotte de Lascaux.

Quelle était la fonction exacte des sculptures et des peintures réalisées par ces artistes ? Nous ne le savons pas avec certitude, même si les hypothèses de fonctions rituelles, magiques, symboliques ou d’enseignement ont souvent été envisagées. Le travail de l’artiste aurait alors probablement eu comme visée première une efficacité « pratique », sans exclure pour autant une certaine recherche esthétique.

Les epoques de l’art

Classé dans : les epoques — 17 juin, 2013 @ 11:45

Antiquité

Les epoques de l'art dans les epoques 220px-Theseus_Amazonomachy_BM_F158

magnify-clip dans les epoques

Détail d’un cratère, Ve siècle av. J.-C..

Bien que celle-ci soit géographiquement située en Afrique, l’Art de l’Égypte antique, né il y a environ cinq mille ans, est l’une des principales sources de l’art en Europe. Il combine des règles strictes de régularité géométrique et une observation aiguë de la nature. Ses œuvres n’étaient pas destinées à être admirées par les vivants. On les plaçait dans les tombes des rois, puis progressivement dans celles de personnages de moindre importance sociale, afin d’aider l’âme des défunts à rester vivante.

Mais l’art européen doit aussi beaucoup à l’Art de la Grèce antique. Dans ses premiers temps, aux alentours du Xe siècle av. J.-C., il est extrêmement sobre et géométrique. Par la suite, il s’inspire considérablement des règles établies par l’art égyptien, notamment en peinture et en sculpture.

Aux alentours du VIe siècle av. J.-C. se produisit une véritable révolution artistique : Les artistes commencent à s’affranchir des règles de l’art égyptien, qui imposaient de représenter chaque partie d’un ensemble (d’un corps humain par exemple) sous son angle le plus reconnaissable, au prix parfois de positions peu vraisemblables de l’ensemble. S’affranchissant de ces règles, ils se permettent de représenter un pied de face ou de cacher un bras sur un personnage représenté de profil : leurs peintures et leurs sculptures deviennent ainsi moins stéréotypées, plus naturelles.

Vers la fin du VIe siècle av. J.-C., les artistes grecs sont toujours de simples artisans, mais un public de plus en plus nombreux s’intéresse à leurs œuvres. On compare les mérites des différentes écoles d’art, des maîtres des différentes cités. Certains d’entre eux, comme Praxitèle deviennent extrêmement célèbres. Un peu plus tard survient une autre évolution : alors que jusqu’ici les artistes s’efforçaient d’éviter de donner à leurs visages une expression trop précise, on commence alors à leur faire exprimer des sentiments et le règne d’Alexandre le Grand voit l’apparition d’un art du portrait que l’Art de la Rome antique reprendra et développera plus encore.

Moyen Âge

220px-Facade_de_la_Cath%C3%A9drale_de_Reims_-_Parvis

magnify-clip

La Cathédrale de Reims est l’un des joyaux de l’art gothique en Europe Occidentale.

220px-Les_Tr%C3%A8s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_juin

magnify-clip

Les Très Riches Heures du duc de Berry.

Article détaillé : Art médiéval.

L’art médiéval couvre un ensemble large de temps et de lieux, sur plus de mille ans d’histoire de l’art en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Cela inclut de nombreux mouvements de l’art et périodes, art régional ou national, genres, renaissances, métiers d’artistes, et les artistes eux-mêmes.

Les historiens de l’Art classifient l’art médiéval en périodes et mouvements principaux, les relations entre ces périodes sont parfois plus subtiles. Ceux-ci sont l’Art celtique, l’Art paléochrétien, l’Art des migrations, l’Art préroman et l’Art roman, l’Art gothique et l’Art byzantin. En plus de cela, chaque « nation » ou culture au Moyen Âge avait son propre style artistique et ceux-ci ont une existence individuelle, comme l’Art anglo-saxon, l’Art viking ou l’Art Islamique en Espagne (pour exemple l’Alhambra).

L’art médiéval comporte de nombreuses techniques, comme la mosaïque et la sculpture.

L’immense majorité de l’art qui nous est parvenu de cette période relève du domaine du religieux et renvoie à un cadre qui incorpore à la fois une pensée théologique ou cosmogonique et des fonctions proprement liturgiques. À cet aspect strictement religieux, il convient encore d’ajouter une dimension sociale ou civique. Ainsi, une œuvre pourra être étudiée et comprise sous ces différents aspects : un contenu proprement théologique qui s’exprimera souvent par des choix iconologiques de la part du ou des créateurs ; une fonction liturgique ou cérémonielle concrète qui sera une contrainte matérielle de l’œuvre, définissant parfois sa forme, sa structure ou ses dimensions ; une fonction publique d’exaltation du commanditaire, du donateur ou du récipiendaire.

Époque moderne

220px-Da_Vinci_Vitruve_Luc_Viatour

magnify-clip

Léonard de Vinci, page de croquis sur l’anatomie humaine

Articles détaillés : Renaissance artistique, Baroque, Rococo, Classicisme, Romantisme, Impressionnisme, Expressionnisme et Art moderne.

Pour les historiens, l’époque moderne – on dit parfois les « Temps modernes » – couvre la période historique qui commence avec la fin du Moyen Âge. Les historiens français la font se terminer avec la Révolution française. Cette convention spécifiquement française ne sera pas utilisée dans ce chapitre, dans lequel on a préféré utiliser la convention internationale qui fait se terminer l’époque moderne 75 ans avant le présent.

On fait habituellement commencer la Renaissance artistique en Italie au XVe siècle. Les Italiens nomment cette période le quattrocento. Elle se prolonge au XVIe siècle où elle atteint alors, dans de nombreux pays d’Europe, son apogée. Si elle redécouvre la mythologie et l’art antique, elle ne constitue pourtant pas un retour en arrière : les techniques nouvelles, le nouveau contexte politique, social et scientifique permettent aux artistes d’innover. On redécouvre et on perfectionne considérablement la perspective. On développe la technique de la peinture à l’huile. Alors qu’au Moyen Âge la création artistique était essentiellement tournée vers Dieu et la religion chrétienne, c’est l’homme que la Renaissance artistique place au centre de ses préoccupations. Pour la première fois, l’art pénètre dans la sphère du privé : les œuvres ne sont plus seulement commandées par le pouvoir religieux ou séculier ; elles entrent dans les maisons bourgeoises.

660px-Piero_della_Francesca_-_Ideal_City

magnify-clip

La Cité idéale à Urbino longtemps attribuée à Piero della Francesca

220px-Joseph_Mallord_William_Turner_012

magnify-clip

Joseph Mallord William Turner, L’Incendie du Parlement, 1835

On appelle habituellement « baroque » le style qui a succédé à la Renaissance au début du XVIIe siècle, mais ce mot n’a été employé que bien plus tard, par des auteurs qui trouvaient ce style grotesque et qui estimaient que les éléments de l’art antique n’auraient jamais du être employés autrement qu’à la manière des Grecs et des Romains. L’architecture baroque utilise plus de courbes et de volutes, elle se lance dans le grandiose, comme dans le cas du palais de Versailles qui sera imité dans toute l’Europe. La peinture utilise plus de couleurs et de lumière. La musique de cette époque voit apparaître l’opéra. Ce mouvement atteint son apogée dans l’Europe catholique des années 1700.

Dans le courant du XVIIIe siècle, d’abord en Angleterre, on commence à remettre en question les habitudes du classicisme. Certains connaisseurs, souhaitant se distinguer des autres, sont en recherche d’originalité, notamment dans le domaine de l’architecture qui cherche une nouvelle inspiration jusque vers la Chine et l’art gothique. À la fin du siècle et au début du suivant, le romantisme s’efforcera de réhabiliter le sentiment face à la raison : des artistes comme Turner évoquent, à travers leur représentations de la nature, les émotions de l’homme face aux puissances qui le dépassent.

220px-Juan_Gris_-_Portrait_of_Pablo_Picasso_-_Google_Art_Project

magnify-clip

Juan Gris, Portrait de Picasso, 1912

Ce rejet des traditions donne naissance a de nombreux mouvements, dont chacun se pare comme d’un étendard d’un nouveau nom en « -isme » (réalisme, naturalisme, impressionnisme, symbolisme…). Il a aussi pour conséquence une complexité plus grande des rapports entre les artistes et les acheteurs d’œuvres d’art: L’artiste ne souhaite plus nécessairement s’adapter aux goûts de ses clients. S’il le fait, il a parfois le sentiment de faire des concessions humiliantes. Mais s’il préfère travailler dans un splendide isolement, il risque d’être réduit à la misère. Bientôt certains artistes en viennent à se considérer comme appartenant à une espèce différente et à afficher avec vigueur leur mépris des conventions et de la respectabilité. Au XIXe siècle, le gouffre se creuse entre les artistes à succès et les non-conformistes, qui furent surtout appréciés après leur mort.

L’Art moderne naît à la fin du XIXe siècle et au début XXe siècle. Il voit apparaître en peinture les figures de Picasso, Matisse, Miro, Max Ernst et de nombreux mouvements comme le surréalisme, l’Oulipo, la Nouvelle Vague. Des architectes comme Frank Lloyd Wright osent privilégier l’organisation des pièces à l’ornement des façades et abandonnent le dogme de la symétrie.

En France, avec la modernité, les peintres se détachent peu à peu du système des salons et de l’emprise de la bourgeoisie. Les grands collectionneurs contemporains, les galeries et les critiques jouent un rôle important. Le marché de l’art s’internationalise.

220px-Duchamp_Fountaine

magnify-clip

Alfred Stieglitz, photographie de la Fountain de Marcel Duchamp, 1917.

Marcel Duchamp représente l’objecteur fondateur de l’art conceptuel. Il ne se rattache pas plus à ses précurseurs que son intention n’est d’établir un art de l’objet. Ce qu’il cherche au contraire c’est sortir de l’art. Pourtant les ready-made de Duchamp (dont il est le concepteur) et ses objets cinétiques apportent une nouvelle dimension à la conscience esthétique, ainsi qu’une immense contribution à l’historiographie de la sculpture moderne, bien contre sa volonté.

Dans le domaine de la peinture, un pas décisif est franchi dans les années 1910 lorsque Kandinsky ose l’art abstrait, qui ne représente pas des sujets ou des objets du monde naturel, réel ou imaginaire, mais seulement des formes et des couleurs pour elles-mêmes.

À cette époque, même lorsqu’ils ne renoncent pas aussi radicalement à la représentation d’un sujet, de nombreux artistes estiment que ce qui compte en art, c’est d’abord la forme, le sujet ne venant qu’en second. Ils sont en recherche perpétuelle de nouveauté. Avec le surréalisme, ils cherchent même à créer quelque chose de plus vrai que la réalité elle-même, à tenter d’atteindre une « réalité supérieure ».

Époque contemporaine

magnify-clip

Sculpture de Salvador Dalí

Plus on se rapproche de notre époque et plus il devient difficile, au milieu des modes éphémères, de distinguer les réalisations qui, par leur influence, relèvent de l’histoire de l’art. Quelques grandes lignes de l’art de l’époque contemporaine[note 4] semblent cependant pouvoir être tracées.

En peinture, à partir des années 1950, certains artistes concentrent leurs recherches sur l’acte physique de peindre et réalisent des œuvres abstraites en peignant, égouttant ou projetant de la couleur sur la toile. La structure du tableau résulte alors de l’intuition de l’artiste, mais aussi des divers comportements de la couleur (coulures…). Peindre apparaît alors comme un moment d’existence irréfléchi et pulsionnel et l’œuvre est un témoignage du corps vivant, en action et en mouvement dans l’instant. Ce mouvement sera dénommé tachisme, expressionnisme abstrait ou encore action painting aux États-Unis. L’Américain Jackson Pollock se fera particulièrement remarquer par cette technique. Il n’est pas sans évoquer la calligraphie chinoise dans sa recherche d’un jaillissement rapide et spontané[40].

220px-Fluxus_manifesto

magnify-clip

Le Manifesto de George Maciunas, lors du Festum Fluxorum Fluxus, Düsseldorf, février 1963

Beaucoup d’artistes contemporains sont fascinés par les effets de « texture » et renoncent à l’emploi de la peinture pour d’autres matières, dans des productions qui se situent parfois à mi-chemin de la peinture et de la sculpture. Le Op Art, notamment avec Vasarely, accorde un intérêt particulier à l’interaction des formes et des couleurs visant à produire des sensations de relief ou de mouvement[40]. Plus près de nous encore, dans les années 1960, le Happening, le Fluxus, (Joseph Beuys, Wolf Vostell, Nam June Paik), et le Art vidéo. Pop Art utilise des symboles populaires et prend en compte l’influence de la publicité, des magazines, des bandes dessinées et de la télévision dans les sociétés de consommation. Par des techniques industrielles, il remet en cause le principe d’unicité d’une œuvre d’art. Ainsi Andy Warhol reproduit les siennes par centaines, parfois même par milliers.

220px-Truncated_Pyramid_Room

magnify-clip

Truncated Pyramid Room de Bruce Nauman (Museum am Burghof de Lörrach, 1982-1998).

Plus généralement, l’art contemporain est traversé par les concepts et les thèmes qui agitent la société contemporaine: la dématérialisation de l’œuvre (Yves Klein), l’écologie profonde (Hundertwasser), la propagande visuelle et la publicité (Warhol), l’entreprise œuvre d’art ou vice-versa (Hybert), la fascination pour la révolution technique et les biotechnologies (Eduardo Kac), la chirurgie esthétique et la re-création corporelle de soi (Orlan).

Toutefois, la course effrénée à la nouveauté et le triomphe du modernisme conduisaient les non-conformistes à une contradiction: « Fallait-il être non-conformiste comme tout le monde ? » Ceci explique peut-être qu’on assiste depuis la fin des années 1970 à un retour du figuratif et à l’apparition d’une autre attitude, plus que d’un (encore) nouveau style, parfois dénommée post-modernisme.

Jean Prouvé (1901-1984), est un architecte et un designer autodidacte français. Au cours des années 1930, il collabore avec l’agence d’architecture dirigée par Marcel Lods et Eugène Beaudouin pour des bâtiments considérés comme précurseurs de l’architecture moderne en France : la cité de la Muette à Drancy ou la Maison du peuple à Clichy. Réalisateur également de mobilier, ses réalisations « sculptures dans l’espace quotidienne » – chaises, lits Antony, bibliothèques, bureaux Compas – sont exemplaires et figurent aujourd’hui parmi les plus cotés du XXe siècle (un fauteuil Kangourou s’est vendu 152 449 €, une bibliothèque peut valoir jusqu’à 160 000 €.)

Le sculpteur Remus Botarro (né en 1946, en Roumanie), il travaille à Vienne et à Paris. Auteur de monuments publics dans plusieurs capitales en Europe, il est aussi l’inventeur du concept auquel il a donné le nom de « l’Habitat de l’Avenir » ; le concept Botarro consiste a transformer l’espace immobilier habité en une œuvre d’art unique dans sa création, en harmonie et en relation étroite avec son occupant, lui conférant ainsi une valeur d’exception.

la litterature

Classé dans : La litterature — 17 juin, 2013 @ 11:40

Au Moyen Âge

Littérature française du Moyen Âge.
la litterature dans La litterature 220px-Folio_153v_-_Psalm_LXVIII

magnify-clip dans La litterature

Folio 153v des Très Riches Heures du duc de Berry (1412–1416)

  • Chanson de geste
  • La Littérature courtoise
  • Le Roman courtois
  • La Littérature bourgeoise
  • La poésie au Moyen Âge
    • La Poésie courtoise
    • La Poésie bourgeoise

Un des Serments de Strasbourg (842) est le premier texte complet connu rédigé en roman, l’ »ancêtre » du français. Le premier texte conservé dans cette langue que l’on considère aujourd’hui comme « littéraire » est le Séquence ou Cantilène de sainte Eulalie, probablement écrite entre 881 et 882 ; c’est une simple adaptation en 29 vers d’un poème latin à vocation religieuse et pédagogique.

Les premiers grands textes de la littérature française datent eux du milieu du Moyen Âge (xie siècle), époque de développement de l’agriculture et d’expansion démographique après des périodes d’invasions, d’anarchie et d’épidémies.

Les chansons de geste sont de longs poèmes comportant des milliers de vers qui sont destinées à être chantées en public, geste signifiant ici exploits guerriers. Elles relatent, sous une forme épique mêlant légendes et faits historiques, des exploits guerriers passés, et mettent en valeur l’idéal chevaleresque. La plus ancienne et la plus connue est la Chanson de Roland qui a été écrite au xie siècle ; elle raconte, en les idéalisant, les exploits de l’armée de Charlemagne.

La littérature courtoise, apparue au xiie siècle, a pour thème principal le culte de l’amour unique, parfait et souvent malheureux. Elle trouve son origine dans l’Antiquité, intègre des influences orientales dues au retour des Croisés, et s’inspire de légendes celtiques. Ainsi, la légende de Tristan et Iseult raconte l’histoire d’un amour absolu et impossible qui se termine par la mort tragique des amants ; ces poèmes étaient chantés à la cour des princes par les trouvères et les troubadours. Chrétien de Troyes (1135 ?–1190 ?) est sans doute le premier romancier de la littérature française ; ses romans comme Yvain ou le Chevalier au lionLancelot ou le Chevalier de la charrette et Perceval ou le Conte du Graal sont typiques de ce genre littéraire. Le long poème Le Roman de la Rosebest-seller datant du début du xiiie siècle est l’un des derniers écrits portant sur le thème de l’amour courtois, et cela seulement dans son court début écrit par Guillaume de Lorris. Le reste du poème, continué par Jean de Meung contient au contraire des passages (dont celui de La vieille) d’une étonnante misogynie, mêlée par ailleurs à des arguments articulés de critique sociale.

Vers la même époque, le Roman de Renart est un ensemble de poèmes qui relatent les aventures d’animaux doués de raison. Le renard, l’ours, le loup, le coq, le chat, etc. ont chacun un trait de caractère humain : malhonnête, naïf, rusé… Les auteurs anonymes raillent dans ces poèmes les valeurs féodales et la morale courtoise.

Le poète parisien du xiiie siècle Rutebeuf se fait gravement l’écho de la faiblesse humaine, de l’incertitude et de la pauvreté à l’opposé des valeurs courtoises.

Les premières chroniques historiques écrites en français sont des récits des croisades datant du xiie siècle. Certains de ces récits, comme ceux de Joinville retraçant la vie de saint Louis, ont aussi un but moral et idéalisent quelque peu les faits relatés. Ensuite la guerre de Cent Ans (1337–1453) est racontée par Jean Froissart (1337–1410 ?) dans deux livres appelés Chroniques. Eustache Deschamps, le poète, témoigne de la société et des mentalités pendant la guerre de Cent Ans.

Après la guerre de Cent Ans, le poète François Villon (1431–1463 ?) traduit le trouble et la violence de cette époque. Orphelin d’origine noble et bon étudiant, il est ensuite condamné pour vol et meurtre. Son œuvre à la fois savante et populaire exprime une révolte contre les injustices de son temps.

Le théâtre religieux se développe tout au long du Moyen Âge, il met en scène les Mystères, c’est-à-dire les fêtes religieuses comme Noël, Pâques et l’Ascension ; au contraire des genres littéraires précédents plutôt aristocratiques, il s’adresse au plus grand nombre. À côté de ce théâtre religieux, un théâtre comique appelé farce apparaît au xve siècle où il est durement combattu par les autorités religieuses.

Au xvie siècle

Littérature française du XVIe siècle.

Les principes de l’humanisme vont marquer profondément la littérature : retour aux textes anciens (grecs, latins et hébreux), désir de connaissance, épicurisme indiscutable, renouvellement des formes et des thèmes en se distinguant de la littérature médiévale.

La poésie compte comme auteur important Clément Marot, Jean de Sponde, Agrippa d’Aubigné, et les poètes de la Pléiade parmi lesquels figurent Ronsard et Du Bellay.

Les romans les plus marquants sont ceux de Rabelais et de Marguerite de Navarre.

Les Essais de Montaigne sont un important ouvrage situé entre la philosophie et l’autobiographie. Les Essais sont d’ailleurs une des premières autobiographies françaises et ouvrent ainsi la porte à Rousseau et tant d’autres. Le projet même des Essais, à savoir se découvrir, mais aussi découvrir l’Homme, peut être rapproché de celui des Confessionsde Jean-Jacques Rousseau qui cherche à peindre l’homme, avec ses qualités, mais aussi ses défauts.

Au xviie siècle

 Littérature française du XVIIe siècle.

Dès le début du xviie siècle, Honoré d’Urfé connaît un grand succès avec son roman précieux L’Astrée, roman d’aventures en partie autobiographique paru entre 1607 et 1633. C’est l’un des plus considérables succès du siècle, qui n’aura pas de postérité véritable dans le genre du roman pastoral, mais une influence considérable sur le roman, le théâtre(Molière), l’opéra et les mentalités.

Le xviie siècle compte deux grands courants littéraires tout à la fois concurrents mais aussi complémentaires : le classicisme et la littérature baroque. Concurrents car le classicisme en littérature s’imposera face au baroque mais aussi complémentaires car certains auteurs ont été influencés par les deux courants à la fois (comme Pierre Corneille). Mais dès la fin du siècle se dessine en littérature un courant de pensée qui annonce déjà les Lumières (avec La Bruyère par exemple).

Les grands noms de la littérature de cette époque sont : Corneille, Jean Racine, Molière, Pascal, La Rochefoucauld, La Fontaine, Nicolas Boileau, La Bruyère, Mme de La Fayette,Mme de Sévigné, Le Cardinal de Retz.

Au xviiie siècle

 Littérature française du XVIIIe siècle.

Le xviiie siècle est appelé « siècle des Lumières ». Par cette métaphore le siècle cherche à consacrer, à travers l’esprit de la Renaissance et le cartésianisme du siècle précédent, le triomphe de la Raison sur les Ténèbres (l’obscurantisme et les préjugés). Les Lumières sont un phénomène européen, mais les philosophes français cristallisent le mieux les idées du siècle et donnent du relief à des nouvelles valeurs qui, au-delà de la Révolution française, marqueront durablement l’Europe et le monde. Les principaux philosophes francophones des Lumières sont Voltaire, Jean-Jacques Rousseau, Denis Diderot et Montesquieu.

Au xixe siècle

Littérature française du XIXe siècle.
250px-Mosa%C3%AFque_portraits_-_litt%C3%A9rature_fran%C3%A7aise_19e_s

magnify-clip

Grands écrivains français du XIXe siècle

Si le xixe siècle est important par le nombre de chefs-d’œuvre que la littérature française a engendrés, cette période littéraire, proche de nous, reste encore difficile à appréhender. Pour de nombreux historiens de la littérature, le xixe siècle littéraire français demeure celui du romantisme, d’abord avec Chateaubriand, puis avec Victor Hugo, du réalisme avec Stendhal, Honoré de Balzac, Gustave Flaubert et du naturalisme avec Émile Zola.

Le romantisme et son foisonnement peuvent trouver partiellement leur cause dans certains points de vue[réf. nécessaire]. Certains mettent l’accent sur l’élan de liberté qu’a suscité la Révolution française, élan de liberté suivi d’un désordre, d’une confusion entraînée par l’instabilité, l’incertitude politique qui émane de la première moitié du siècle. Dans cette optique, on voit l’écrivain avec ses idéaux, manifestant son opposition à l’ordre politique et social. Pour d’autres, la place de la Révolution française et des troubles politiques qui s’ensuivront n’explique pas ou pas entièrement l’efflorescence du romantisme français, prenant pour preuve la naissance antérieure des romantismes anglais et allemand dans des pays qui ne furent pas secoués par la moindre révolution. Ils insistent plutôt sur l’influence qu’ont exercé l’étude et la lecture des littératures anglaise et allemande par les hommes de lettre français[réf. nécessaire].

Le réalisme est une étiquette plus vague, accolée postérieurement aux écrivains à partir des définitions de Champfleury, Stendhal et Balzac se situant entre le romantisme et le réalisme. Gustave Lanson dont l’Histoire de la littérature française (1894) a longtemps fait autorité, a consacré de très importantes pages à Balzac où il définit la part de réalisme de son œuvre et la part deromantisme « Ainsi, par ses impuissances et par sa puissance, Balzac opérait dans le roman la séparation du romantisme et du réalisme. Il reste cependant dans son œuvre quelque chose d’énorme, une surabondance et une outrance qui en trahissent l’origine romantique1. »

Le naturalisme, en revanche, procède d’une véritable démarche qu’Émile Zola a longuement explicitée.

Article détaillé : Naturalisme (littérature).

Au xxe siècle

Littérature française du XXe siècle.

La littérature française du xxe siècle a été profondément marquée par les crises historiques, politiques, morales et artistiques. Le courant littéraire qui a caractérisé ce siècle est lesurréalisme, qui est surtout un renouveau de la poésie (André Breton, Robert Desnos, Paul Éluard…), mais aussi l’existentialisme (Gabriel Marcel, Jean-Paul Sartre), qui représente également une nouvelle philosophie (L’existentialisme est un humanisme de Jean-Paul Sartre). La source première chez les artistes de ce siècle est en rapport avec les conflits politiques de l’époque. La guerre est ainsi présente aussi bien dans la poésie que dans les romans.

Marcel_Proust_1900

magnify-clip

Marcel Proust apparaît comme le dernier grand auteur français du début duxxe siècle.

Pour ce siècle, Marcel Proust apparaît comme le dernier grand auteur français. La seule comparaison est à chercher du côté de Louis-Ferdinand Céline, dans le rôle non négligeable qu’il a joué dans la remise en cause d’une narration trop policée et loin de la vie. Par une approche syntaxique au plus proche de la réalité de la rue, la création d’une novlangue mêlée à un argot fantaisiste, il s’est également illustré comme l’un des plus grands écrivains français de ce siècle et a marqué nombre d’écrivains, du père de San-Antonio en passant par les écrivains anglo-saxons (Burroughs, Miller, etc.).

 

En France, le Nouveau Roman, théorisé par Alain Robbe-Grillet dans Pour un nouveau roman, ne concerne initialement que peu d’écrivains mais a inspiré ensuite toute une génération d’écrivains regroupés aujourd’hui autour des Éditions de Minuit, dont Jean Echenoz, Jean-Philippe Toussaint, Tanguy Viel, Christian Oster, Laurent Mauvignier ou Christian Gailly. Après cela, plus aucun mouvement au sens strict ne réussit à émerger. L’Oulipo, Ouvroir de littérature potentielle, auquel ont appartenu Queneau ou Perec (et aujourd’hui des auteurs comme Roubaud, Fournel, Jouet et Le Tellier) ne se conçoit en effet pas comme un mouvement, mais comme un groupe de travail. Il en va de même pour la Nouvelle fiction regroupant des romanciers tels que Hubert Haddad, Frédérick Tristan ouGeorges-Olivier Châteaureynaud.

Aujourd’hui on a cru pouvoir rapprocher un certain nombre d’écrivains autour de la notion d’autofiction créée par Serge Doubrovsky. Pour autant, il est parfois difficile de rassembler sous une même étiquette une palette d’écrivains aux sensibilités, aux démarches artistiques et aux univers parfois antagonistes. Cette définition est aussi un argument mis en avant par les détracteurs d’une littérature trop nombriliste, germanopratine et qui, d’un point de vue strictement commercial, semble trouver peu d’échos à l’étranger.

Dans la continuité des romans de terroir du xixe siècle, dont l’une des représentante fut George Sand, la littérature de terroir française a continué de s’illustrer avec des auteurs comme Pierre-Jakez Hélias (Le Cheval d’orgueil) et Henri Vincenot dans la seconde moitié duxxe siècle. Ce genre continue de se développer avec des auteurs comme Jean Anglade ou Jean-Paul Malaval.

Les mouvements littéraires les plus importants ont été:

  • Le surréalisme (Gaston Leroux, Paul Éluard, André Breton, Robert Desnos)
  • L’existentialisme (Gabriel Marcel, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et Maurice Merleau-Ponty )
  • Le Nouveau Roman (Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute)
  • Le théâtre de l’absurde (Antonin Artaud, Samuel Beckett, Eugène Ionesco, Albert Camus, Arthur Adamov)

Genre dramatique

Classé dans : le theatre — 17 juin, 2013 @ 11:15

Le théâtre, ou genre dramatique, est à la fois l’art de la représentation d’un drame, un genre littéraire particulier, et l’édifice dans lequel se déroulent les spectacles de théâtre1.

Jadis, le mot désignait également la scène ou le plateau, c’est-à-dire toute la partie cachée du public par le rideau2.

Au sens figuré, « théâtre » désigne un lieu où se déroule une action importante (par exemple, un théâtre d’opérations militaires).

Aujourd’hui, à l’heure des arts dits pluridisciplinaires, la définition de l’art du théâtre est de plus en plus large (jusqu’à se confondre avec l’expression spectacle vivant), si bien que certains grands metteurs en scène n’hésitent pas à dire que pour qu’il y ait théâtre, il suffit d’avoir un lieu, un temps, un acte et un public.

Il s’agit de spectacles dans lesquels des acteurs, mis dans les circonstances et les situations créées par un texte et la vision d’unmetteur en scène/réalisateur, incarnent des personnages pour un regard extérieur (le public), dans un temps et un espace limités. Les dialogues écrits sont appelés pièces de théâtre, mais il peut y avoir également du théâtre sans texte écrit ou même sans aucune parole. Dans la création contemporaine, les frontières entre les différents arts de la scène (théâtre, mime, cirque, danse…) sont de plus en plus ténues, si bien que certains professionnels n’hésitent pas à remplacer le mot théâtre par les mots spectacle pluridisciplinaire ou spectacle vivant, mettant ainsi l’accent sur le métissage des disciplines.

Un genre théâtral est le résultat d’une création comique correspondant à une forme précise. Le spectateur, connaissant un genre donné, saura à quoi s’attendre. Selon la présentation de l’œuvre (tragédie, comédie…), il aura une vision stéréotypique de l’œuvre.

Le genre est donc, avant tout, une convention qui donne un cadre, une forme précise. C’est un premier échange implicite entre l’artiste et le spectateur.

Voir, par exemple, la farce, la comédie, la pantomime, la tragédie, le drame romantique, le drame bourgeois, la tragédie lyrique, les mystères médiévaux, le théâtre de marionnettes, le théâtre forum, le théâtre d’improvisation, le théâtre en plein air, le théâtre de rue, le théâtre expérimental, le théâtre installation performance, la danse-théâtre (ou théâtre-danse), le web-théâtre avec les expérimentations d’e-toile, le café-théâtre d’improvisation, le théâtre de l’absurde, le conte, la revue, et ainsi de suite.

Molière disait, traduisant ainsi une devise de Santeul : le but de la comédie est de corriger les mœurs (castigat ridendo mores), ce qui vaut aussi pour la tragédie. Ces deux formes théâtrales ont en effet une portée édifiante.

  • La comédie se propose de « corriger les vices des hommes en les divertissant », dit Molière. Ce célèbre dramaturge français, tout en faisant rire les spectateurs, tournait en ridicule les travers humains. Il le dit lui-même  : « On veut bien être méchant, mais on ne veut pas être ridicule. » Il s’est ainsi moqué entre autres du pédantisme dans Les Femmes savantes, des faux dévots et des crédules dans Tartuffe ou l’Imposteur, de l’avarice dans L’Avare et des faux savants – il y vise en particulier la médecine – dans Le Malade imaginaire.
  • La tragédie tente, elle aussi, de corriger les vices des hommes, ou plutôt leurs passions, de deux manières :
    • d’abord en montrant les dégâts que peuvent provoquer les passions : dans les tragédies, les passionnés se font tuer, tuent ou se suicident (comme dans Phèdre où cette dernière s’empoisonne à cause d’un amour illégitime), deviennent fous, tel Oreste à la fin d’Andromaque de Racine (hors de la scène, par respect de la règle de bienséance) ;
    • ensuite, les dramaturges comptent sur la « catharsis » (du grec κάθαρσις : purification), ou purgation des passions : les spectateurs d’une tragédie sont ainsi censés se purger, se purifier des passions en les vivant par procuration, en éprouvant terreur et pitié, comme l’écrit Aristote dans sa Poétique.

Depuis quelques années est apparu un genre nouveau : le théâtre témoignage. Les premiers spectacles abordaient la question des drames vécus par les personnes ayant subi des licenciements économiques (Les yeux rouges pour les employés de Lip ; 501 blues pour ceux de Levis). Puis sont apparus des spectacles témoignant des horreurs des génocides de la fin du xxe siècle : Olivier Py et son Requiem pour Srebrenica, ou encore Jacques Delcuvellerie avec Rwanda 94.

Musique classique, musique populaire

Classé dans : la musique — 17 juin, 2013 @ 8:28

La musique classique désigne habituellement l’ensemble de la musique occidentale savante d’origine liturgique et séculière, par opposition à la musique populaire, depuis la musique médiévale à nos jours. L’adjectif classique ne se réfère stricto sensu qu’à la musique de la période classique écrite entre le milieu du XVIIIe siècle et l’avènement de la musique romantique dans les années 1820.

Musique classique, musique populaire dans la musique 180px-Wolfgang-amadeus-mozart_1

magnify-clip dans la musique

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) est peut-être le plus connu des compositeurs de musique classique. Son immense notoriété entretient la confusion entre les termes « musique classique », au sens de musique savante occidentale et « musique de la période classique »

La frontière qui délimite la musique classique de la musique populaire est parfois mince. Tout d’abord, la musique de la Renaissance (dite classique) tire ses sources tant du chant grégorien que de la musique profane des troubadours et trouvères médiévaux (tous des nobles d’abord, puis des « bourgeois », éclairés, cultivés, et pratiquant donc un art de la composition pas si populaire que ça ; à ne pas confondre avec les « ménestrels », musiciens ambulants populaires, formés dans les nombreuses écoles de « ménestrandie », ancêtres des académies et conservatoires actuels : dès les débuts, la distinction « populaire »/« savant » est complexe. Inversement, la musique de variété du XXe siècle se base en grande majorité sur le système tonal, introduit progressivement à partir de la musique baroque à l’aube du XVIIe siècle, et sur la gamme tempérée (fin du XVIIIe siècle). Les connexions entre les deux grandes familles de la musique européenne sont donc nombreuses, ce qui rend d’autant plus flou le terme de musique classique. En outre, le terme musique classique (musique qui mérite d’être imitée)[2] sous-tend la notion de répertoire qui, avant le XIXe siècle, est tout simplement anachronique. (On ne se souciait précédemment pas de « notoriété », on était simplement plus simple ou plus complexe, en fonction de son bagage technique personnel.)

Compositeurs et interprètes

180px-Franz_Liszt_photo

magnify-clip

Franz Liszt

Outre l’emploi conscient de techniques musicales et d’une organisation formelle hautement développées, c’est probablement l’existence d’un répertoire qui différencie le plus sûrement la musique classique de la musique populaire, et ce, depuis le début de la Renaissance. La musique d’essence populaire est peu ou pas écrite, oralement transmise, ce qui limite la constitution d’un répertoire bien fixé. La tradition musicale savante différencie l’interprète du compositeur, qui écrit ses œuvres non seulement pour lui, mais éventuellement aussi (ou exclusivement parfois) pour d’autres musiciens, alors eux-mêmes vecteurs pour atteindre l’auditeur. La musique populaire serait ainsi ancrée dans son époque, mais n’y survivrait que difficilement, tandis que la musique classique est conçue pour résister à l’épreuve du temps à travers des générations d’interprètes et d’analystes (musicologues) par le biais de partitions très complètement notées.

La musique classique disposerait donc de ce que Nicholas Cook a appelé un « capital esthétique », c’est-à-dire un répertoire, de par la distinction entre interprète et compositeur, tandis que la musique populaire serait écrite pour et/ou par un musicien ou un groupe de musiciens pour lui-même.

Un anachronisme : Beethoven et la naissance du répertoire

180px-Beethoven_buste1

magnify-clip

Ludwig van Beethoven est l’une des figures les plus marquantes de la musique classique occidentale

Toujours d’après Nicholas Cook, la conception de la musique dont notre époque a hérité date du XIXe siècle, et tient principalement au personnage de Ludwig van Beethoven. La notion de répertoire, de « musée musical » dont Liszt réclamera la fondation 1835 en tant qu’institution, n’existait absolument pas avant l’ère romantique. Ainsi, des compositeurs tels que Jean-Philippe Rameau, Johann Sebastian Bach ou Joseph Haydn écrivaient leurs œuvres pour une occasion précise (la messe du dimanche ou le dîner du prince Esterházy, par exemple), et tout donne à croire qu’aucun d’entre eux ne s’attendait à voir ses ouvrages passer à la postérité. L’un des exemples fameux est la Passion selon saint Matthieu, dont l’exécution en 1829 par Félix Mendelssohn était la première depuis la création de l’œuvre, cent ans plus tôt. De même, on sait avec assez de certitude qu’une fraction importante de leur œuvre nous est inconnue (seules 126 des 200 cantates que Bach écrivit à Leipzig nous sont parvenues).

Ces compositeurs réutilisaient souvent le matériel d’une œuvre pour l’écriture d’une autre selon le procédé du pastiche (Liste de réutilisations d’œuvres de musique classique). Ainsi l’intégralité du premier Concerto brandebourgeois de Johann Sebastian Bach se retrouve-t-elle dans les cantates BWV 52 et BWV 207 et la Sinfonia BWV 1071 ; ses 8 concertos pour clavecin sont des arrangements d’œuvres plus anciennes ; sa Messe en si mineur est composée pour l’essentiel de pages puisées dans différents ouvrages antérieurs.

Ce que souligne en outre Nicholas Cook, c’est que le terme de musique classique a été créé pour désigner justement les œuvres de ce musée musical imaginaire, musée qui n’existait pas avant le XIXe siècle. La notion de musique classique aurait donc été formée a posteriori de la moitié de la musique qu’elle est censée désigner et serait donc plus que sujette à caution.

L’avènement de ce musée musical fut contemporain de l’ouverture des musées d’arts plastiques ou de sciences naturelles.

L’influence populaire sur la musique classique

magnify-clip

Frédéric Chopin

Périodes baroque et classique

La musique populaire a eu une grande influence dans l’histoire de la musique sur la musique classique. La musique baroque utilise et réinvente des danses populaires telles que la chaconne, la gigue, la gavotte, le menuet, éléments incorporés à la suite de danses, établissant des rapports étroits avec la musique populaire. En France, les organistes adoptent les mélodies traditionnelles des chants de Noël pour en faire un genre très apprécié : le Noël varié. C’est aussi la vogue des tambourins, rigaudons, musettes que l’on retrouve tant dans la musique instrumentale que dans la tragédie lyrique ou les pastorales, par exemple chez Rameau. La musique pour clavecin de Domenico Scarlatti incorpore toute une tradition musicale populaire ibérique, et Georg Philipp Telemann, musicien fécond et éclectique, subit de même le charme des airs de la Pologne récemment réunie à la Saxe. Même Bach dans ses suites, n’ignore ni la bourrée, ni la polonaise. Plus tard au cours du XVIIIe siècle, des compositeurs classiques comme Joseph Haydn tirent parti de la musique et de thèmes campagnards.

XIXe siècle

180px-Rachmaninov

magnify-clip

Serguei Rachmaninov

Lorsque s’éveille au XIXe siècle le nationalisme, le panorama musical européen s’en trouve bouleversé. La musique devient un moyen d’exprimer une identité nationale, opprimée ou triomphante. Des compositeurs comme Edvard Grieg ou Antonín Dvořák, qui, utilisant les thèmes folkloriques des campagnes norvégiennes ou tchèques, ont grandement contribué à forger une conscience nationale dans leurs patries respectives. Les Danses hongroises de Johannes Brahms, les Polonaises de Frédéric Chopin sont parmi les exemples les plus célèbres, mais toute la musique de compositeurs comme Leoš Janáček, Franz Liszt, Henryk Wieniawski ou Sergueï Rachmaninov est profondément marquée par leur folklore national, contribuant à créer un style propre et aisément reconnaissable à chaque nation, à chaque peuple.

XXe siècle

300px-Panorama_musicians

magnify-clip

De gauche à droite : première rangée Claude Debussy, Gustav Mahler et Serguei Prokofiev ; deuxième rangée Maurice Ravel, Jean Sibelius et Igor Stravinski ; troisième rangée : Leos Janacek, Bela Bartok et Dmitri Chostakovitch.

Il ne s’agit alors que de s’inspirer de thèmes et mélodies folkloriques et de les utiliser dans un contexte éminemment romantique. Plus tard, d’autres compositeurs comme Béla Bartok ou Georges Enesco poussent l’expérience beaucoup plus loin, bâtissant leur langage original sur la musique des villages hongrois et roumains.

En outre, l’apport de musiques telles que le jazz ou le blues a marqué des compositeurs comme Maurice Ravel ou George Gershwin… De près ou de loin, presque toute la musique savante du XXe siècle est influencée par les différents styles populaires.

L’influence de la musique classique sur la musique populaire

magnify-clip

Le virtuose, Henri Vieuxtemps (1820 – 1881) écrivait ses œuvres pour ses propres concerts. Elles sont encore jouées aujourd’hui.

Pour autant, l’apport de la musique classique à la musique populaire n’en est pas moins important. Le langage tonal, qu’utilisent l’immense majorité des musiciens de variété a été élaboré au début de la période baroque. En outre, les différentes musiques populaires sont généralement liées de près ou de loin à un pan du répertoire classique, même si ces influences sont très rarement revendiquées. Pourtant, l’utilisation d’un système tonal on ne peut plus conventionnel par des groupes pop tels que Oasis, avec des enchaînements d’accords et des marches harmoniques dignes de la plus pure tradition classique, ou les influences de compositeurs baroques (Vivaldi et Bach) sur des guitaristes de hard rock ou de heavy metal tels que Eddie Van Halen et Randy Rhoads sont tout à fait décelables par une oreille avertie. De plus, la musique classique a joué une importance majeure dans le rock progressif avec des groupes comme Yes, Genesis et Emerson, Lake and Palmer, aussi considérés comme des groupes de rock symphonique, et le metal symphonique avec des groupes tel que Adagio ou Apocalyptica.

La musique classique joue également un rôle important dans la musique de film, soit par la réutilisation de compositions préexistantes, soit par l’influence qu’elle joue sur les compositions originales de film.

La musique

Classé dans : la musique — 17 juin, 2013 @ 8:10

La musique est l’art d’accommoder les sons ou les silences mélodiquement quant à leurs hauteurs, harmoniquement quant à leur superpositions et rythmiquement quant à leurs placement dans le temps.

Elle est donc à la fois une création (une œuvre d’art), une représentation et aussi un mode de communication. Elle utilise certaines règles ou systèmes de composition, des plus simples aux plus complexes (souvent les notes de musique, les gammes et autres). Elle peut utiliser des objets divers, le corps, la voix, mais aussi des instruments de musique spécialement conçus, et de plus en plus tous les sons (concrets, de synthèses, abstraits, etc.).

La musique est évanescente, elle n’existe que dans l’instant de sa perception qui doit en reconstituer son unité dans la durée. Elle a existé dans toutes les sociétés humaines, depuis la Préhistoire. Elle est à la fois forme d’expression individuelle (notamment l’expression des sentiments), source de rassemblement collectif et de plaisir (fête, chant, danse) et symbole d’une communauté ou d’une nation (hymne national, style musical officiel, musique religieuse, musique militaire).

La musique, comme art allographique, passe par l’œuvre musicale. Chacune est un objet intentionnel dont l’unité et l’identité est réalisée par ses temps, espace, mouvement et forme musicaux, comme l’écrit Roman Ingarden. Objet de perception esthétique, l’œuvre est certes d’essence idéale, mais son existence hétéronome se concrétise par son exécution devant un public, ou par son enregistrement y compris sa numérisation. Comme toute œuvre, l’œuvre musicale existe avant d’être reçue, et elle continue d’exister après. On peut donc s’interroger sur ce qui fait sa pérennité : combien d’œuvres subsistent réellement à leurs compositeurs ? Et sont-elles vraiment toutes le reflet de son style, de son art ? On entend surtout par œuvre musicale le projet particulier d’une réalisation musicale. Mais cette réalisation peut être décidée par l’écoute qu’en fait chaque auditeur avec sa culture, sa mémoire, ses sentiments particuliers à cet instant précis autant que par ou la partition, transcription qui ne comporte pas toute la musique. À partir de la Renaissance et jusqu’au début du XXe siècle, l’unique support de la musique a été la partition de musique. Cette intrusion de l’écrit a été l’élément-clé de la construction de la polyphonie et de l’harmonie dans la musique savante. La partition reste unie au nom du ou des musiciens qui l’ont composée ou enregistrée. Certaines œuvres peuvent être collectives, d’autres restent anonymes. Depuis la généralisation des moyens techniques d’enregistrement du son, l’œuvre peut également s’identifier à son support : l’album de musique, la bande magnétique ou à une simple calligraphie de la représentation du geste musical propre à transcrire l’œuvre du compositeur.

L’informatique musicale a fait évoluer encore cette notion d’œuvre, puisqu’à présent un logiciel est susceptible d’engendrer « automatiquement » une œuvre musicale, ou de produire des sons auxquels l’interprète pourra réagir.

 

Peinture moderne et contemporaine

Classé dans : les periodes du peintures — 17 juin, 2013 @ 7:50

Articles détaillés : Art moderne et Art contemporain.

L’héritage du postimpressionnisme, avec des peintres comme Van Gogh, Cézanne, Gauguin ou Seurat a joué un rôle essentiel dans le développement de l’art moderne. Au début du XXe siècle, Henri Matisse et d’autres jeunes artistes ont révolutionné le monde artistique parisien avec une peinture « sauvage », multicolore et expressive que les critiques ont appelée le fauvisme. Pablo Picasso a réalisé sa première peinture cubiste en se fondant sur une idée de Cézanne selon laquelle toute représentation de la nature peut être réduite à trois solides : un cube, une sphère et un Cône.

La peinture du néoclassicisme à l’impressionnisme

Classé dans : les periodes du peintures — 17 juin, 2013 @ 7:47

Articles détaillés : Peinture néoclassique, Peinture romantique et Impressionnisme.
La peinture du néoclassicisme à l'impressionnisme dans les periodes du peintures 220px-David_-_The_Death_of_Socrates

magnify-clip dans les periodes du peintures

La Mort de Socrate par Jacques-Louis David.

170px-Dominique_Ingres_-_Mme_Moitessier

magnify-clip

Madame Moitessier de Dominique Ingres (1856).

Après le style rococo succède à la seconde moitié du XVIIIe siècle le néoclassicisme mouvement initié à partir des écrits de Winckelmann et Lessing. En peinture les principaux représentants furent Raphaël Mengs, Gavin Hamilton et Jacques-Louis David à l’origine d’une école d’où sortent Antoine Jean Gros dont les œuvres annoncent la peinture romantique, Girodet et Jean-Auguste-Dominique Ingres.

Le mouvement romantique. s’est attaché à la représentation des paysages, de la nature, les figures humaines et de manière générale la suprématie de l’ordre normal sur la volonté humaine. Cette conception de la peinture s’inscrit dans la philosophie panthéiste (voir Spinoza et Hegel) qui s’oppose aux idéaux du siècle des Lumières par une vision plus tragique ou plus pessimiste du destin de l’humanité. L’idée que les êtres humains ne sont pas au-dessus des forces de la nature est en contradiction avec les idéaux de la Grèce antique et de la Renaissance où l’humanité était au-dessus de toutes choses et était maître de son destin. Ce sont ces idéaux qui ont amené les artistes romantiques à peindre le sublime, des églises en ruine, des naufrages, des massacres et la folie. Francisco de Goya dont les œuvres de jeunesse portent encore la marque du rococo italien et plus particulièrement de Tiepolo, va avoir sur le romantisme et la peinture moderne une influence primordiale, à travers ses derniers aux thèmes irrationnels et fantastiques.

170px-GericaultWoundedCavalry

magnify-clip

Cuirassier blessé quittant le feu de Théodore Géricault (1814).

Parmi les principaux peintres de cette période on retrouve Eugène Delacroix, Théodore Géricault, Joseph Mallord William Turner, Caspar David Friedrich et John Constable. Le travail d’Arnold Böcklin évoque le mystère. Aux États-Unis, la peinture romantique de paysage s’est fait connaître au travers de l’Hudson River School avec des peintres tels que Thomas Cole, Frederic Edwin Church, Albert Bierstadt ou Sanford Robinson Gifford.

220px-Vincent_Willem_van_Gogh_076

magnify-clip

Le Café de nuit, place Lamartine, Arles de Vincent Van Gogh (1888).

Le principal peintre de l’école de Barbizon, Camille Corot a réalisé des peintures parfois romantiques et parfois imprégnées d’un réalisme qui annonçait l’impressionnisme. L’un des peintres majeurs marquant le tournant vers le réalisme au milieu du XIXe siècle est Gustave Courbet. Dans le dernier tiers de siècle, les peintres impressionnistes comme Édouard Manet, Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Edgar Degas et les post-impressionnistes tels que Vincent Van Gogh, Paul Gauguin, Georges Seurat ou Paul Cézanne, ont amené la peinture aux portes du modernisme.

12
 

On est la pour voir le défilé |
Loaning01 |
Loaning02 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Zillahcostumes
| Supermandesign
| Sabrinahel